MORTE DE RIRE hihihih sur ce coup franchement tarek t'as assuré! :p bah oui c'est très important cette chaima , la pauv , serieux , elle me fait pitié quoique je suis curieuse de voir à quoi elle ressemble :P
my university (univ pierre et marie curie) is the the 1st in france the 8th in europe (oxford in the 2nd in europe) and the 46th in the world :'(((( (oxford is the 10th)
je ne suis pas étonné de voir qu'aucune université arabe n'est présente dans ce classement. mais j'aimerai savoir quels sont leurs critères de sélection ?
Ahh Quel plaisir de poster ici. Le sujet est excellent. Alors Tarek, entre nous, je suis resté un peu déçu sur les sources citées: Jazeera et un institut chinois!! je ne conteste pas les données. J'ai personnellement participé à une étude sur la viabilité du système éducatif tunisien, étude recommandée par la banque mondiale qui soutient la réforme du tel système. On a eu des études comparatives, des données exactes et fiables. les meilleurs systèmes sont les systèmes scandinaves, ensuite ceux de l'amérque du nord, l'Europe, etc etc. imaginez le rang de la France; déja les USA au 12 ème rang. Notre système avant 1985 n'été pas mauvais. Sélectif, il a permi de voir une crème d'élite. ensuite, mzali est venu et la merde s'est installée...et depuis ...on n'en sort pas.
Le vrai drame: nous sommes très bons pour nous autoflageller mais hyper nuls pour entreprendre des initiatives pour nous en sortir. Nous sommes en quelque sorte frappés par une espèce de paralysie mentale qui nous enfonce de jour en jour dans notre misère. A force de le dire, nous avons fini par croire que nous ne sommes des bons à rien. A nous de faire bouger les choses. D'abord, chacun à son niveau. Ensuite, en s'organisant pour influencer les décideurs à aller dans la bonne direction. Qu'est ce qui manque à une institution comme IHEC par exemple pour rayonner? Tous les ingrédients sont présents: de très bons étudiants, des profs bien formés, un cadre sympatique, etc. Une culture d'école? Une réorganisation des structures de fonctionnement? Une nouvelle approche des cours? Une ouverture à l'international? Une ouveture sur l'environnement économique? Des structures pour les étudiants et les alumni dynamiques? Une bonne communication? Autant de chantiers dont la réalisation ne dépend que d'une bonne vision et de la bonne volonté des hommes et des femmes. Imaginons Tarek et ses camarades à la tête de l'assoc des anciens, ils mettent en place une véritable politique de marketing associatif, portent le budget à un niveau conséquent grâce aux cotis et aux dons, proposent à la direction des actions dans le sens de la modernisation de l'environnement de l'institut et des conditions de travail des étudiants, rentrent en contact avec le ministère pour améliorer le cadre juridique régissant le fonctionnement de l'institut, initient des accords d'échanges et de coopération avec des institutions étrangères, etc. Imaginons l'effet que l'assoc des anciens dirigée par Tarek et ses camarades puisse avoir sur l'avenir de l'IHEC. Vous convenez avec moi que les propositions que je viens de formuler font partie du domaine du possible. Ce n'est qu'en déployant chacun sa contribution que nous pourrons ensemble atteindre des niveaux de performance qui nous font actuellement rêver. Attakhaloufou laissa kadarouna, il faut y croire!
Je ne sais pas sur quelles bases on a classé les universités! Les étudiants tunisiens sont très bons. La majorité des étudiants tunisiens à l'étranger excellent. En Europe cette réussite est compréhensible puisque c'est la crème des cerveaux tunisiens qui y va. En Amérique du nord, ce n’est pas forcément les plus brillants Tunisiens qui y vont mais ils excellent quand même. J'ai eu la chance d'étudier en Tunisie et au Canada, la différence est énorme. Mais elle se situe au niveau de la mentalité et des moyens employés et non au niveau des connaissances. En Tunisie, on n'a pas la culture de s'orienter vers une spécialité qu'on aime faire. La majorité des jeunes bacheliers veulent s'orienter vers la médecine, HEC ou les écoles d'ingénieur. Ce n'est pas normal, nous ne sommes pas tous faits pour être médecins ou ingénieur ou commercial! Du coup on se retrouve avec des étudiants non motivés qui manquent de passion ce qui influe sur l'aspect créatif. Un autre point aussi très important, je trouve que la recherche en Tunisie n'est pas très encouragée et donc pas développée. Je suis certain que le classement duquel on parle prend en considération les réalisations dans le domaine de la recherche.
Attention attention, l’objectif du poste n’est pas de produire un classement des universités. Ceci est, je vous l’accorde, une étude bidon, associant de surcroît la transparence de Chine a la crédibilité d’Aljazeera. D’abord il n’y a jamais eu de classement ou on mélange la recherche en sciences expérimentales et sciences sociales, c’est du délire. Outre le fait que les universités diffèrent par leurs vocations, il est beaucoup plus difficile de publier dans les sciences humaines que dans les disciplines scientifiques. On ne peut pas prendre les deux disciplines en considération en même temps. surtout que l'étude ne dit rien sur les criteres de pondération. Les pays scandinaves ont une excellente formation scientifique c'est vrai Abdou, pourtant la premiere université scandinave se trouve a la 60 eme position.
Ceci dit, mon objectif était de dire que, même dans ce genre de classement avec un nombre énorme d'institutions les arabes ne figurent pas ! ! l’échantillon est assez large pour inclure au moins (au moins!) une ou deux universités arabes.
Ce qui me fait mal au cœur, c’est que nos universités étaient de très bonnes qualité lorsque l’Europe se cherchait encore et l’Amérique n’existait même pas.
Ce qui me fait encore plus mal au coeur, c’est que nous avons (au moins en Tunisie) un enseignement de très haute qualité et je suis le premier à en avoir bénéficié.
Alors qu’est-ce qui se passe?
Ce qui se passe est que les arabes ont délaissé les vrais problèmes (cad leur sous-développement) et perdent leur temps a faire des discours moralisateurs sur l’islam, l’occident, la façon de s’habiller, mais aussi sur des questions pathétiques telle que: est-ce que la femme doit porter le voile, ou être autorisée a conduire. Bref, tout sauf l’essentiel: le savoir.
La solution passe, selon moi, par le lancement d’un débat national (ou arabe, mais ça..) ou la question centrale est la remise en cause de la gratuité de l’enseignement universitaire. Nos universités ne sont pas financées, on ne peut pas faire de la recherche dans un système gratuit (non le système français n’est pas gratuit pour ceux qui veulent prendre la France comme exemple)
Il faut instaurer un système payant, avec la possibilité d’octroyer des bourses aux plus démunis. Ainsi :
1- Les étudiants, quelque soit leur niveau social, prendront leurs études beaucoup plus au sérieux 2- Les profs seront mieux payés, donc plus épanouis 3- La recherche sera mieux financée, et pourra s’internationaliser 4- L'Etat pourra alléger ses dettes et se concentrer sur le développement.
Mira> peut etre pour l'année 2005 j'ai pas vu le classement mais pour l'année 2004 mon école doctorale a été classée première en Europe (classement par labo des recherches) et la deuxième université française sur la liste c Paris 9 mais elle était classée 25ème je pense. je vais voir le document car je l'ai quelque part loool desolé pour cette précision meme si je pense qu'on parle pas du même classement loool
Tout à fait d'accord avec toi Tarek. Par contre je suis pour la gratuité jusqu'à un certain niveau. Tel que le niveau de technicien. Je trouve qu'il y a une pénurie de bons techniciens dans tous les domaines, électricité, mécanique, informatique etc. Le pays en a vraiment besoin, rendre ces études payants découragera beaucoup et favorisera les techniciens qui apprennent sur le tas. Un autre point très important sur les études payantes : 70% des parents Tunisiens ne sont pas capables de payer à leur enfants des études universitaires si ces dernières étaient payantes. Solution : il faut que les étudiants travaillent. Bonne solution! Est-elle possible pour des étudiants qui sont "supposés" être sur les bancs de l'école de 9h à 17h (du moins c'était le cas des études d'ingénieur) et on peut imaginer les travaux du soir... C'est pourquoi, c'est tout le système qui est à réviser...
Tu me tue Tarak avec tes "nos universites etaient de tres bonnes qualites lorsque l'amerique n'existait pas" Arab pride? Mais biensur que les arabes(a definir) n'arettent pas de jouer aux moralisateurs! Mais c'est quoi un arabe sans Islam? Tu oublies que tes ancetres ne parlaient pas l'arabe? Qu'ils n'etaient pas arabes? Mais l' histoire est faite et maintenant on veut tout: un Islam reformiste, des universites libres (ah!), des institutions de recherche independantes et riches, et biensur la fameuse democratie. ...eh oui, votez pour chema or whoever it is. ..et mon ecole est 22eme!
Au fait tu as mentionne un point important: Il faut privatiser l'education! L'arabie Saoudite & CO n'ont pas besoin de mettre en cause la gratuite de l'enseignement, mais c'est l'affilation avec l'etat qui empeche le progres desire. Privatiser les universites et institutions de recherche, non seulement pour garantir plus de $$ mais surtout pour assurer la liberte intellectuelle et encourager la recherche INDEPENDANTE. a vous
Tarek, tu abordes un point très sensible mais déterminant qui ne concerne pas que les universités mais l'ensemble du service public. Partant du cuisant constat d'échec, mille fois vérifié, quant au fonctionnement actuel du service "bilik"(100% du financement assuré par le budget de l'état, pouvoir délégué aux fonctionnaires), doit-on encore maintenir le statu-quo ou passer à de nouveaux mécanismes qui chercheraient à concilier entre financement direct et dotations de l'état mais qui bouleverseraient aussi l'exercice du pouvoir au sein des établissements publics en mettant en place des conseils d'administration et des structures de surveillance où le citoyen est largement représenté? Vous avez certainement bien compris que je suis tout à fait pour le financement mixte et une démocratie participative dans la gestion de ces établissements. Bien entendu, il faudrait en parallèle mettre en place toute la batterie de solutions connues pour aider le citoyen de s'acquitter de sa contribution directe: bourses remboursables après l'obtention du diplôme, crédits bancaires, fonds de solidarité, etc. Mais le principe de payer les prestations de l'état est très important car il permet à tout un chacun de prendre conscience que le service public a un coût d'une part et qu'il est en droit d'exiger les prestations de qualité d'autre part. Ainsi, nous pourrons dire adieu à la culture du bilik qui a causé tant de dommages à notre société.
Je suis aussi d'accord que pris individuellement, les Tunisiens brillants ou moins brillants n'ont rien à envier aux peuples dits développés. En revanche, il faut reconnaître que nos capacités d'organisation sont très arriérées. Nous souffrons d'un déficit très inquiétant en matière de conscience citoyenne qui fait que nous sommes des champions pour réclamer de faux droits et aussi des champions pour se dérober à nos responsablités. Une institution universitaire ne peut pas se soustraire à son environnement socio-culturel. D'où le manque d'efficience constaté à tous les niveaux.
Un point soulevé par Mahman me semble d'une très grande importance: la nécessité de valoriser tous les métiers et toutes les spécialités pour que chaque individu puisse orienter sa carrière professionnelle en accord avec ses qualités intrinsèques et ses vraies passions et non pas en foction du désirata de papa/maman ou des préjugés sociaux.
Les criteres dans ce genre de 'classement'(principe a l'utilité assez douteuse par ailleurs) sont loin d'etre universels, et de surcroit souvent bases sur la recherche (publications,citations,contrats de recherche...), donc biaisés en faveur du système anglosaxon qui capitalise la recherche(politique qu'on peut egalement debattre).
Cher Tarek, "on ne peut pas faire de la recherche dans un système gratuit" d'abord, c'est faux! (contre exemples: la russie,l'allemagne...)
ensuite, dans le cadre de ton raisonnement, tu es bien placé pour savoir qu'on ne peut pas en faire non plus sans financements massifs d'entreprises qui doivent en avoir: 1/les moyens 2/l'utilité (peu d'entreprises verifient les deux conditions dans le monde arabe...)
Enfin, s'il y a indisutablement beaucoup a revoir avec l'enseignement dans le monde arabe, il est tout aussi indiscutable que ces premiers challenges sont d'abord de combler le manque de competences (malgré les 500 000 diplomés aux chomage) ensuite d'arreter de creer -en 2006!!!- des quasi illetrés (voir definition de l'UN) avec un diplome d'enseignement superieur. S'il faut parer au plus urgent, la Recherche devra rester marginale.
Bon, Pour l'enseignement en Tunisie, vous pouvez dire Bye bYe, en l'état actuel car ce qui se passe aux universités et aux lycées..ca dépasse l'imagination. ce qui ca venir est encore pire..
21 Comments:
MORTE DE RIRE hihihih
sur ce coup franchement tarek t'as assuré! :p
bah oui c'est très important cette chaima , la pauv , serieux , elle me fait pitié quoique je suis curieuse de voir à quoi elle ressemble :P
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Mira, at 5:45 AM
je viens de voir, mignonne la fifille faut la soutenir (hihihih)
non mais .. catastrophe :)
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Mira, at 5:51 AM
isn't AUB in it, even though it might not be considered as an Arab school.
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Zied The Dreamer, at 5:55 AM
my university's rank is 65 , that sukcs. lol joking
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Zied The Dreamer, at 6:01 AM
my university (univ pierre et marie curie) is
the the 1st in france
the 8th in europe (oxford in the 2nd in europe) and
the 46th in the world :'(((( (oxford is the 10th)
shame on me :p
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Mira, at 6:15 AM
je ne suis pas étonné de voir qu'aucune université arabe n'est présente dans ce classement. mais j'aimerai savoir quels sont leurs critères de sélection ?
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Unknown, at 11:12 AM
Heuuu C qui Shaima? Passez moi un Link!
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Ammouna, at 11:22 AM
Ahh Quel plaisir de poster ici. Le sujet est excellent.
Alors Tarek, entre nous, je suis resté un peu déçu sur les sources citées: Jazeera et un institut chinois!! je ne conteste pas les données.
J'ai personnellement participé à une étude sur la viabilité du système éducatif tunisien, étude recommandée par la banque mondiale qui soutient la réforme du tel système. On a eu des études comparatives, des données exactes et fiables.
les meilleurs systèmes sont les systèmes scandinaves, ensuite ceux de l'amérque du nord, l'Europe, etc etc. imaginez le rang de la France; déja les USA au 12 ème rang.
Notre système avant 1985 n'été pas mauvais. Sélectif, il a permi de voir une crème d'élite. ensuite, mzali est venu et la merde s'est installée...et depuis ...on n'en sort pas.
By
Abdou, at 2:12 PM
Le vrai drame: nous sommes très bons pour nous autoflageller mais hyper nuls pour entreprendre des initiatives pour nous en sortir. Nous sommes en quelque sorte frappés par une espèce de paralysie mentale qui nous enfonce de jour en jour dans notre misère. A force de le dire, nous avons fini par croire que nous ne sommes des bons à rien.
A nous de faire bouger les choses. D'abord, chacun à son niveau. Ensuite, en s'organisant pour influencer les décideurs à aller dans la bonne direction. Qu'est ce qui manque à une institution comme IHEC par exemple pour rayonner? Tous les ingrédients sont présents: de très bons étudiants, des profs bien formés, un cadre sympatique, etc. Une culture d'école? Une réorganisation des structures de fonctionnement? Une nouvelle approche des cours? Une ouverture à l'international? Une ouveture sur l'environnement économique? Des structures pour les étudiants et les alumni dynamiques? Une bonne communication? Autant de chantiers dont la réalisation ne dépend que d'une bonne vision et de la bonne volonté des hommes et des femmes.
Imaginons Tarek et ses camarades à la tête de l'assoc des anciens, ils mettent en place une véritable politique de marketing associatif, portent le budget à un niveau conséquent grâce aux cotis et aux dons, proposent à la direction des actions dans le sens de la modernisation de l'environnement de l'institut et des conditions de travail des étudiants, rentrent en contact avec le ministère pour améliorer le cadre juridique régissant le fonctionnement de l'institut, initient des accords d'échanges et de coopération avec des institutions étrangères, etc. Imaginons l'effet que l'assoc des anciens dirigée par Tarek et ses camarades puisse avoir sur l'avenir de l'IHEC. Vous convenez avec moi que les propositions que je viens de formuler font partie du domaine du possible. Ce n'est qu'en déployant chacun sa contribution que nous pourrons ensemble atteindre des niveaux de performance qui nous font actuellement rêver. Attakhaloufou laissa kadarouna, il faut y croire!
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Dali, at 2:20 PM
Je ne sais pas sur quelles bases on a classé les universités! Les étudiants tunisiens sont très bons. La majorité des étudiants tunisiens à l'étranger excellent. En Europe cette réussite est compréhensible puisque c'est la crème des cerveaux tunisiens qui y va. En Amérique du nord, ce n’est pas forcément les plus brillants Tunisiens qui y vont mais ils excellent quand même.
J'ai eu la chance d'étudier en Tunisie et au Canada, la différence est énorme. Mais elle se situe au niveau de la mentalité et des moyens employés et non au niveau des connaissances. En Tunisie, on n'a pas la culture de s'orienter vers une spécialité qu'on aime faire. La majorité des jeunes bacheliers veulent s'orienter vers la médecine, HEC ou les écoles d'ingénieur. Ce n'est pas normal, nous ne sommes pas tous faits pour être médecins ou ingénieur ou commercial!
Du coup on se retrouve avec des étudiants non motivés qui manquent de passion ce qui influe sur l'aspect créatif.
Un autre point aussi très important, je trouve que la recherche en Tunisie n'est pas très encouragée et donc pas développée. Je suis certain que le classement duquel on parle prend en considération les réalisations dans le domaine de la recherche.
By
Mahman, at 5:44 PM
Very well said...
What a shame!
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MMM, at 5:56 PM
Salut tout le monde ;)
Attention attention, l’objectif du poste n’est pas de produire un classement des universités. Ceci est, je vous l’accorde, une étude bidon, associant de surcroît la transparence de Chine a la crédibilité d’Aljazeera. D’abord il n’y a jamais eu de classement ou on mélange la recherche en sciences expérimentales et sciences sociales, c’est du délire. Outre le fait que les universités diffèrent par leurs vocations, il est beaucoup plus difficile de publier dans les sciences humaines que dans les disciplines scientifiques. On ne peut pas prendre les deux disciplines en considération en même temps. surtout que l'étude ne dit rien sur les criteres de pondération. Les pays scandinaves ont une excellente formation scientifique c'est vrai Abdou, pourtant la premiere université scandinave se trouve a la 60 eme position.
Ceci dit, mon objectif était de dire que, même dans ce genre de classement avec un nombre énorme d'institutions les arabes ne figurent pas ! ! l’échantillon est assez large pour inclure au moins (au moins!) une ou deux universités arabes.
Ce qui me fait mal au cœur, c’est que nos universités étaient de très bonnes qualité lorsque l’Europe se cherchait encore et l’Amérique n’existait même pas.
Ce qui me fait encore plus mal au coeur, c’est que nous avons (au moins en Tunisie) un enseignement de très haute qualité et je suis le premier à en avoir bénéficié.
Alors qu’est-ce qui se passe?
Ce qui se passe est que les arabes ont délaissé les vrais problèmes (cad leur sous-développement) et perdent leur temps a faire des discours moralisateurs sur l’islam, l’occident, la façon de s’habiller, mais aussi sur des questions pathétiques telle que: est-ce que la femme doit porter le voile, ou être autorisée a conduire. Bref, tout sauf l’essentiel: le savoir.
La solution passe, selon moi, par le lancement d’un débat national (ou arabe, mais ça..) ou la question centrale est la remise en cause de la gratuité de l’enseignement universitaire. Nos universités ne sont pas financées, on ne peut pas faire de la recherche dans un système gratuit (non le système français n’est pas gratuit pour ceux qui veulent prendre la France comme exemple)
Il faut instaurer un système payant, avec la possibilité d’octroyer des bourses aux plus démunis. Ainsi :
1- Les étudiants, quelque soit leur niveau social, prendront leurs études beaucoup plus au sérieux
2- Les profs seront mieux payés, donc plus épanouis
3- La recherche sera mieux financée, et pourra s’internationaliser
4- L'Etat pourra alléger ses dettes et se concentrer sur le développement.
Voila.
By
Tarek, at 6:11 PM
Mira> peut etre pour l'année 2005 j'ai pas vu le classement mais pour l'année 2004 mon école doctorale a été classée première en Europe (classement par labo des recherches) et la deuxième université française sur la liste c Paris 9 mais elle était classée 25ème je pense. je vais voir le document car je l'ai quelque part loool
desolé pour cette précision meme si je pense qu'on parle pas du même classement loool
By
Bamboutch, at 6:27 PM
Tout à fait d'accord avec toi Tarek.
Par contre je suis pour la gratuité jusqu'à un certain niveau. Tel que le niveau de technicien. Je trouve qu'il y a une pénurie de bons techniciens dans tous les domaines, électricité, mécanique, informatique etc. Le pays en a vraiment besoin, rendre ces études payants découragera beaucoup et favorisera les techniciens qui apprennent sur le tas.
Un autre point très important sur les études payantes : 70% des parents Tunisiens ne sont pas capables de payer à leur enfants des études universitaires si ces dernières étaient payantes. Solution : il faut que les étudiants travaillent. Bonne solution! Est-elle possible pour des étudiants qui sont "supposés" être sur les bancs de l'école de 9h à 17h (du moins c'était le cas des études d'ingénieur) et on peut imaginer les travaux du soir...
C'est pourquoi, c'est tout le système qui est à réviser...
By
Mahman, at 6:48 PM
Tu me tue Tarak avec tes "nos universites etaient de tres bonnes qualites lorsque l'amerique n'existait pas"
Arab pride?
Mais biensur que les arabes(a definir) n'arettent pas de jouer aux moralisateurs! Mais c'est quoi un arabe sans Islam? Tu oublies que tes ancetres ne parlaient pas l'arabe? Qu'ils n'etaient pas arabes?
Mais l' histoire est faite et maintenant on veut tout: un Islam reformiste, des universites libres (ah!), des institutions de recherche independantes et riches, et biensur la fameuse democratie.
...eh oui, votez pour chema or whoever it is.
..et mon ecole est 22eme!
By
asma, at 7:16 PM
Au fait tu as mentionne un point important: Il faut privatiser l'education!
L'arabie Saoudite & CO n'ont pas besoin de mettre en cause la gratuite de l'enseignement, mais c'est l'affilation avec l'etat qui empeche le progres desire.
Privatiser les universites et institutions de recherche, non seulement pour garantir plus de $$ mais surtout pour assurer la liberte intellectuelle et encourager la recherche INDEPENDANTE.
a vous
By
asma, at 7:46 PM
Tarek, tu abordes un point très sensible mais déterminant qui ne concerne pas que les universités mais l'ensemble du service public. Partant du cuisant constat d'échec, mille fois vérifié, quant au fonctionnement actuel du service "bilik"(100% du financement assuré par le budget de l'état, pouvoir délégué aux fonctionnaires), doit-on encore maintenir le statu-quo ou passer à de nouveaux mécanismes qui chercheraient à concilier entre financement direct et dotations de l'état mais qui bouleverseraient aussi l'exercice du pouvoir au sein des établissements publics en mettant en place des conseils d'administration et des structures de surveillance où le citoyen est largement représenté? Vous avez certainement bien compris que je suis tout à fait pour le financement mixte et une démocratie participative dans la gestion de ces établissements. Bien entendu, il faudrait en parallèle mettre en place toute la batterie de solutions connues pour aider le citoyen de s'acquitter de sa contribution directe: bourses remboursables après l'obtention du diplôme, crédits bancaires, fonds de solidarité, etc. Mais le principe de payer les prestations de l'état est très important car il permet à tout un chacun de prendre conscience que le service public a un coût d'une part et qu'il est en droit d'exiger les prestations de qualité d'autre part. Ainsi, nous pourrons dire adieu à la culture du bilik qui a causé tant de dommages à notre société.
Je suis aussi d'accord que pris individuellement, les Tunisiens brillants ou moins brillants n'ont rien à envier aux peuples dits développés. En revanche, il faut reconnaître que nos capacités d'organisation sont très arriérées. Nous souffrons d'un déficit très inquiétant en matière de conscience citoyenne qui fait que nous sommes des champions pour réclamer de faux droits et aussi des champions pour se dérober à nos responsablités.
Une institution universitaire ne peut pas se soustraire à son environnement socio-culturel. D'où le manque d'efficience constaté à tous les niveaux.
Un point soulevé par Mahman me semble d'une très grande importance: la nécessité de valoriser tous les métiers et toutes les spécialités pour que chaque individu puisse orienter sa carrière professionnelle en accord avec ses qualités intrinsèques et ses vraies passions et non pas en foction du désirata de papa/maman ou des préjugés sociaux.
By
Dali, at 8:28 PM
Les criteres dans ce genre de 'classement'(principe a l'utilité assez douteuse par ailleurs) sont loin d'etre universels, et de surcroit souvent bases sur la recherche (publications,citations,contrats de recherche...), donc biaisés en faveur du système anglosaxon qui capitalise la recherche(politique qu'on peut egalement debattre).
Cher Tarek, "on ne peut pas faire de la recherche dans un système gratuit"
d'abord, c'est faux! (contre exemples: la russie,l'allemagne...)
ensuite, dans le cadre de ton raisonnement, tu es bien placé pour savoir qu'on ne peut pas en faire non plus sans financements massifs d'entreprises qui doivent en avoir: 1/les moyens 2/l'utilité (peu d'entreprises verifient les deux conditions dans le monde arabe...)
Enfin, s'il y a indisutablement beaucoup a revoir avec l'enseignement dans le monde arabe, il est tout aussi indiscutable que ces premiers challenges sont d'abord de combler le manque de competences (malgré les 500 000 diplomés aux chomage) ensuite d'arreter de creer -en 2006!!!- des quasi illetrés (voir definition de l'UN) avec un diplome d'enseignement superieur. S'il faut parer au plus urgent, la Recherche devra rester marginale.
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Tamburlaine, at 5:37 AM
bon y a pas qu'aljazeera qui a reproduit ce classement on le trouve un peu partout sur le net
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et si on cherche les autres classement on trouve toujours a meme source .. celle de shangaï ..
voilou :)
mira - votre envoyé special chez google!
ps: bamboutch t'es a paris XI?
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Mira, at 7:45 AM
Bon, Pour l'enseignement en Tunisie, vous pouvez dire Bye bYe, en l'état actuel car ce qui se passe aux universités et aux lycées..ca dépasse l'imagination.
ce qui ca venir est encore pire..
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Abdou, at 8:49 AM
This site is one of the best I have ever seen, wish I had one like this.
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Anonymous, at 11:45 PM
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