
Oui, toi. Voici un miroir. Regarde et dis moi ce que tu vois... Un homme malade, fébrile, tourmenté, qui a mal partout, et qui saigne? T’as raison. Et d’après toi d’où viennent tes maux?
D’Israël? Ah oui? Tu t’es vu quand tu fumais le narguilé alors que ton pays signait les traités de normalisation et échangait les baisers, les marchandises, et les armes? Tu t’es vu quand tu sirotais ton thé noir pendant que ton peuple subissait un des plus grands génocides de l’histoire de l’humanité?
Des Etats-Unis? Ha ha. Voyons. Tu t’es vue quand t’as poussé des you-yous devant les télés du monde et bu à la santé des libérateurs? Tu t'es vu quand tu sniffais les pétro-dollars et déroulais le tapis rouge pour que le MacDo vienne installer ses bases civiles et militaires chez toi?
De tes dirigeants? Ah oui? Tu t’es vu il y a deux semaines quand tu pleurais en scandant des chants a la gloire de monsieur Salah, le suppliant de continuer à te gouverner jusqu’a ce que mort s’en suive..ta mort ou la sienne?
De la pauvreté? Ah bon? Te t'es vu quand tu claquais l’argent du pétrole chez Harrods et lâchais les feux d’artifice sur le lac de Genève, pendant que les banques gardaient au chaud le secret de tes comptes?
De 'circonstances' qui échappent a ton contrôle? vraiment? tu t'es vu chanter a la Star Ac alors que le Liban se faisait raser de la carte?
De ta mauvaise foi, ton égoïsme, ton hypocrisie, ta lâcheté, ton immobilisme, ton arrivisme, ta corruption, ton complexe de l'inferiorité, ton manque d'ambition, ton manque de patriotisme, ton manque de compassion, ton manque d’éducation civique, ton manque d’éducation tout court? T’as raison. Regarde maintenant ou tout ça t’as mené, mesure l’ampleur de ton sous-développement et apprécie la grandeur de ta bêtise. Tu t’es égorgé toi-même. Maintenant que tu as touché le fond tu as le choix entre y rester ou en profiter pour prendre un nouvel élan. Je sais ce que tu vas choisir.
PS. Il fait 35 degrés à l'ombre, j'ai un tas de boulot a faire, je jette un coup d'oeil régulier sur aljazeera, j'écoute 'Ya Beirut' de Mejda Roumi en boucle, et des souvenirs refont surface. Vous comprenez?
Labels: Personnel