خواطر ما بعد الثورة

Thursday, August 31, 2006

وداعا نجيب محفوظ

مات الروائي الوحيد الذي قاد ادب امة العرب الى اروقة ستوكهولم
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تركنا نلف مكسراتنا في اوراق خان الخليلي و السمان و الخريف و الشحاذ و ثلاثية القاهرة...ونرسل الرسائل القصيرة طمعا في ربح المليون

ولكن كما يقول في ثرثرة فوق النيل : في كوخ عم عبده شئ لا يتغير حقاً .. هو الخلاء

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Tuesday, August 29, 2006

Obstacles au développement (1)

Ce n’est pas par hasard si j’ai écrit mon dernier billet. Je voulais sonder les réactions afin de voir si j’aurais raison de soulever un (premier) énorme problème de société que nous avons en Tunisie et qui, à mon sens, empêche ce pays de se développer.

La valeur du travail est totalement absente du système social tunisien; nous vivons dans une société de l'assistance et du loisir. Mais ce n’est pas un loisir sain, ni un repos réparateur. C’est un repos permanent, pathologique. Tout pousse les gens à ne rien faire ou, au mieux, à attendre que l'argent leur tombe du ciel: 7ar9an, promosport, ékher 9arar, issnéde9, chahria de Mosaïque FM et j'en passe. En même temps, avoir de l’argent chez nous, ou manifester le désir d’en avoir, est devenu embarrassant et se situe à la limite du blasphème. Car dans l’esprit des gens, la prospérité est devenue synonyme d'absence d’humanisme, de corruption et de mauvaise foi. Dans l’esprit des gens, on s’enrichit dans l’illégalité ou on ne s’enrichit jamais. L'ironie est que la précarité émerge maintenant comme une valeur noble, recherchée. Ainsi, dans notre pays, la richesse se stigmatise, et la pauvreté s’encadre mais ne s’élimine pas.

Dans les sociétés modernes et développées, on a compris une chose: la pauvreté n'est ni une fatalité, ni une vertu. Aussi, si les gens veulent s’en sortir, ce n’est pas à la providence de l’Etat et ses impôts, ni à celle du peuple et de Mosaique FM qu’ils devront faire appel, mais à leur propre intelligence. Souvenez-vous de cette femme entrepreneur partie de moins que zéro et qui a réussi à bâtir un projet de vie toute seule sans attendre qu'un concitoyen charitable ou qu'un décideur bienveillant lui vienne en aide. Dans un pays riche vous trouverez que tout le monde est dans cet état d’esprit là. Pour moi le principe est clair encore une fois: à défaut d’être nés avec une cuillère en argent dans la bouche, les gens doivent bosser pour en acquérir une. L'objectif est donc d'avoir autant de cuillères que de bouches, et non une seule cuillère qui s'arrache de bouche en bouche.

Les anciens disaient: el khir itarri: l’argent adoucit en effet! Il adoucit les moeurs, les chaussées d'autoroute, les trottoirs, les sièges d'autobus, les pupitres des salles de classe, la qualité de l'acceuil et du service dans les administrations; tout! Malheureusement les tunisiens n’ont pas compris ces principes pourtant simples. Ils préfèrent se contenter de regarder le monde avancer et passer leur temps sur les terrasses de cafés: à s'apitoyer sur leur sort pour les uns, à parler de la nouvelle voiture de X pour les autres, et à mépriser les gens qui ont réussi à s'en sortir en insinuant leur malhonnêteté pour le reste. On ne pourra jamais avancer à ce rythme, car, souvenez-vous:من نام لم تنتظره الحياه

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Saturday, August 26, 2006

Matérialiste ou Ambitieux?

Un jour j’ai engagé la discussion avec un groupe de filles rencontrées sur une plage huppée de Tunisie. Des filles de bonnes familles, éduquées, coquettes, branchées, et très sympathiques. En leur posant la question de savoir si leur futur mari devait être riche j’ai été surpris par leur réponse, unanime: “Alors là non! Pourvu qu'il me respecte et qu’il fasse preuve de débrouillardise pendant les moments difficiles”. “Yilzmou ya3ref [yitsarref]”, disaient-elles. Et moi de répliquer : “ya3ref [yitsallef], vous voulez dire!”.

Le pire est qu'elle étaient très sincères dans leur réaction. Nous n'étions vraiment pas d'accord sur ce point qui me semblait pourtant évident.

Alors depuis je n’arrête pas de cogiter. Suis-je donc matérialiste? pourtant, le confort matériel n'est-il pas essentiel, et même prioritaire, pour avoir une vie de couple et de famille épanouie?

En tout cas je suis sûr d’une chose: vivre d’amour et d’eau fraîche ne me dit absolument rien si je dois galérer pour payer mon loyer ou un loisir quelconque. Je n’ai pas peur de dire que j’aime gagner un argent mérité, j’aime en dépenser, en avoir de côté, et je déteste en manquer ou avoir à emprunter pour vivre. Je n’aimerais pas passer ma vie à acheter à crédit, arrondir mes fins de mois et combler mes déficits. La prospérité, la qualité de vie, et même le luxe, sont des objectifs auxquels tout individu doit aspirer. Dois-je avoir honte de moi en disant ça, alors que, comme un ami me l’a rappelé récemment, même Dieu pense que l’argent et les enfants sont les plus belles choses de la vie?

Vivre au dessus de mes moyens ne me dit rien non plus. Sauf que si je n’ai pas les moyens de mes ambitions, je ne stagne pas; je bosse pour les atteindre. Je pense que c'est cet état d'esprit là qui nous manque en Tunisie. Il faut que nous surmontions notre attitude négative par rapport à l’argent et à l'ascension sociale. Je peux vous garantir que le m’as-tu-vu, l'envie et le vol disparaîtront aussitôt que nous serons rendus ambitieux et travailleurs. En ce sens, nous avons beaucoup à apprendre des anglais et des japonais.

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Wednesday, August 23, 2006

Do not save, invest

This is a piece of news which left me with a few thoughts. The UK is one of two countries (the other being Ireland) which provide unconditional access to citizens of new EU member states to their job market. The UK government predicted an influx of 15,000 people; the country actually received 600,000.

Now, one could argue that migration constitutes an economic relief for East Europen countries. But as soon as one realises that the majority of these people are not here for decent work, but are being employed as cheap labour, the argument falls apart. It was expected that EU membership would foster economic growth in Eastern Europe with massive structural funds. But money isn't everything, you need the spirit of enterprise with it. And this requires time (decades I suppose) because these countries will need to get over their communist past for good. For example, they need to tune themselves to the 'invest', rather than 'earn-and-save' mode. If the younger generations are leaving, do not expect the older ones to fulfill this task.

In Tunisia we have exactly the opposite problem: we do have entrepreneurship (which developed out of our tradition of maritime exchange), but lack the money and the institutional framework for it. Of course! how on earth would you create wealth with that much tax, that much regulation, that much public expenditure? How can you encourage people to invest if they have to share their earnings with you? I am not sure if we are aware that we are embarking upon a Free Trade venture with the EU block in less than two years. Are we ready for it? the answer is NO. We can't be ready when our financial markets are sealed, when most of our industries are nationalised, when quality and efficiency are the least of their concerns. Why do we want them to be efficient anyway so long as they have open access to taxpayers' money?!

Too much work ahead of us, but we won't escape it; I can assure you national companies won't survive EU competition and will look for yet more government subsidies. But the state won't have any money for them. The state cannot fund petrol, health, education, wheat products and everything else. All national companies need to be sold off to the public asap.

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Monday, August 21, 2006

Une thèse sur quoi?

Cet été j’ai entendu plus de «Et.. tu fais une thèse sur quoi ? » que de bonjours :) A chaque fois j’ai du mal à répondre, non pas parce que je pense que c’est trop compliqué à expliquer ou que je détiens la science infuse, mais parce que mon travail est pluridisciplinaire. Ainsi, je m'attends toujours à ce que les gens s’ennuient de mon discours parce qu'ils n'arrivent pas à me situer. Il est vrai qu’en Tunisie nous aimons classifier les gens, et vite, avec tous les préjugés et les stéréotypes que cela implique: « lui il fait droit...ti bac lettres», «il est ingénieur, comme le cousin de..», « elle est médecin, d'ailleurs c'est la fille de...». Je n'aime pas placer les gens dans des cases et mon objectif de vie est de n'être ni étiqueté, ni étiquetable.

Voici donc ce que je recherche en ce moment. Zappez si vous savez déjà :)

Ma thématique générale est la gouvernance des sciences et technologies dans une démocratie. Je dis toujours que la précision est importante, car il existe une autre sphère de recherche, une niche intéressante mais beaucoup moins accessible, qui traite de la science dans une non-démocratie et dans un pays en développement/transition (par exemple: le nucléaire en Iran, l’armement au Pakistan, la recherche spatiale en Inde et en Russie..).

Donc mon objectif premier est de voir en gros ce qui se passe lorsque l’individu se mêle des affaires de l’Etat. On dit que la société civile se renforce et que l’Etat-providence est en perte de vitesse, mais on ne dit pas comment cela se produit, ni en quoi consistent les pouvoirs de la société civile. On dit aussi que les mouvements citoyens arrivent à former des alliances transnationales plus puissantes que les Etats-Nations, mais on ne dit pas comment des valeurs communes sont construites entres ces entités non-gouvernementales en dépit de leurs différences culturelles, politiques et institutionnelles, ni comment leur performance devient manifeste.

Je prends donc la gouvernance d’Internet comme exemple, s’agissant d’un domaine nouveau où la société civile et la responsabilité des individus sont proéminentes (à priori), mais où l’Etat exerce encore ses pleins pouvoirs (à priori aussi). Ainsi, j'étudie comment des normes sont établies dans ce domaine, surtout en matière de liberté d'expression et de lutte contre le crime. Je m'intéresse en particulier à la manière dont des idées sur ce qui est 'bon' ou 'mauvais' pour l'individu ou ce qui 'éthique' et 'immoral' sont construites et comment la dissidence par rapport à ces idées est sanctionnée. Mon cadre conceptuel s'inspire d'une expérience que j'ai eue il y a quelques mois dans une caserne de pompiers. En me mettant dans la peau d'un pompier j'ai pu déceler les formes subtiles de gouvernance qui régissaient cette organisation. J'ai trouvé extraordinaire la façon dont le jeune pompier arrivait à imposer son propre règlement à la "vieille école" tout en respectant le contrat moral qui fait que la hiérarchie se perpétue.

Mon objectif ultime est de fournir un travail qui présente un intérêt théorique (une autre façon de conceptualiser la gouvernance) et empirique (savoir si l’Etat souverain est réellement en voie de disparaitre et comment les gens peuvent s'organiser sinon). Seulement la mise en œuvre s’avère extrêmement compliquée! Outre ma discipline (Science and Technology Studies, en attendant que le terme existe en français), je me suis engagé avec six littératures différentes: théorie politique, sociologie de l'innovation, théorie des organisations, théorie culturelle, philosophie de la science et théorie des économies libérales. Faire un boulot de cette ampleur me fait bien travailler les neurones et m'ouvre beaucoup d'horizons, certes, mais je sens qu'à ce rythme je suis parti pour plusieurs années de recherche. D'ailleurs je suis de plus en plus anxieux car à force de faire de longues revues je risque de tarder à publier. Je ne lâche pas le morceau pour autant, je veux écrire quelque chose d'original et d'utile.

Voilà. J’espère que ce que je fais est désormais plus clair. Ou peut-être qu'il ne l'est pas :)) Je vous parlerai une autre fois du système doctoral à Oxford. Ici, les soutenances sont des épreuves et non des formalités. Le jury vous examine trois fois, à huis clos, et il délibère. Et là tout est possible. A suivre..

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Vision Trouble

Je suis allé voir un chirurgien ophtalmologiste. La raison de ma visite était toute simple: je voulais me faire traiter mon astigmatisme au laser puisque les lentilles me sont déconseillées. Pour ceux qui ne savent pas ce que c’est que l’astigmatisme, vous avez de la chance! Sachez que c’est pénible à vivre et que vous avez beau bouger la tête dans tous les sens, vous auriez tout le temps du mal à distinguer un M d'un H ou un O d'un C.

Donc, l’équipe de notre chirurgien m'a fait passer une série de tests qui a duré une heure de temps. L’objectif m’a-t-on dit était de mesurer mon acuité visuelle mais aussi l’épaisseur de ma cornée, la pression de mes yeux, et autres statistiques de l'intérieur de mon crâne qui ne m’intéressaient pas; je voulais savoir combien le laser coûtait et en finir.

Le verdict tomba enfin: tout est parfait, je suis ce qu'on appelle un cas d’école et je peux retrouver une vision optimum en 20 minutes... "Super!" me dis-je, "au diable les lunettes". Sauf qu'on me présenta aussitôt le devis de l’opération, et là je vous jure que je n’avais plus besoin de leurs gouttes pour me faire dilater les pupilles. 3600 livres...rien que ça!

Je suis rentré bredouille, mais déterminé à me payer ce petit luxe qui n'en est pas un...un jour..qui sait! J'y arriverai:)

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Friday, August 18, 2006

مكتبـة نـت

برافو لصديقنا آدم الذي ينوي احداث مكتبة الكترونية للم شتات الاعمال الاكاديمية والعلمية والادبية للعرب داخل المنطقة العربية و في المهجر

لا يسعني الا الترحيب بهذه البادرة والدعوة الى مساندة آدم بارسال بحوثكم ان كنتم من الباحثين و اشهار هذا المشروع من حولكم في الاوساط الجامعية
...
!غرقت العرب في النوم و آن لها ان تنهض..فمن نام لم تنتظره الحياة

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Wednesday, August 16, 2006

Phénomène Nouveau

L’immigration de retraités français et italiens en Tunisie...qu'est-ce que vous en pensez?

Personnellement je suis contre. Il est vrai que cela constitue un supplément intéressant en devises, sachant que l'espérance de vie de ces gens est forte. Mais je suis convaincu que pour profiter de la qualité de la vie dans notre pays, emmali libled sont prioritaires. Et si on donne aux retraités étrangers libre accès à la propriété privée on risque la flambée des prix de l'immobilier (déjà que ce n'est pas donné), et, à terme, des ambiances néo-coloniales avec des locaux au service des européens. Suit la demande de la nationalité et toute la famille qui vient réclamer sa part du gâteau. C'est un peu ce qui se passe au Kenya et au Vietnam notamment. Non merci.

Ce qu'il nous faut c'est des investissement directs étrangers, des industries à haute valeur ajoutée, des activités créatrices de richesse et d’emplois. Pour moi le principe est simple: la porte doit rester grande ouverte pour les investisseurs étrangers. Pour les autres, restons-en aux trois (généreux) mois de libre circulation.

J'espère qu'une consultation nationale sera lancée pour débattre de cette question importante.

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Tuesday, August 15, 2006

Plus jamais ça!

Le cessez-le feu étant désormais annoncé au proche orient, il est temps de tirer les conclusions nécessaires de cet épisode.

D’abord, le Hezbollah, du moins son idéologie, ne va pas disparaître. Peine perdue donc pour ceux qui veulent détruire ce mouvement; il faut faire avec. De même, Israël ne va pas disparaître. Peine perdue donc pour ceux qui veulent détruire ce pays ou l'idéologie sioniste. Il faudrait également apprendre à faire avec. Oui, mais "faire avec" ne veut pas dire "se laisser faire", regarder un pays entier se faire raser de la carte et se contenter de condamner et d'envoyer des sacs de riz.

Lorsque l’Argentine a envahi les îles Malouines, on a proposé à Thatcher de négocier. Lorsqu’elle a entendu ce mot Elle s’est exclamée: “Comment osez-vous nous proposer de nous abaisser au niveau de l'agresseur; un régime de quatrième zone, corrompu, brutal, sans morale ni scrupule??" Elle avait raison.

La même chose s’applique à l’offensive israélienne au Liban. On ne peut pas s’engager dans des pourparlers de paix avec le type de régime maintenu par Olmert, et avant lui Sharon, Netanyahu et Barak. Donc, en attendant que l'ONU se renforce ou que les israéliens élisent des gens raisonnés au pouvoir ce qu’il nous faut c’est une force armée arabe, une force de maintien de la paix à laquelle tous les pays de la ligue doivent participer. Ainsi Israël pensera à plusieurs fois avant d’agresser quiconque dans la région. Prévenir donc, plutôt que guérir.

Nous n’avons pas besoin de nous unir politiquement pour ça, nous devons d'abord nous organiser militairement face aux pays qui présentent une menace à la stabilité de la région. Regardez comment l’OTAN fonctionne. C’est exactement ça qu’il nous faut: une alliance militaire semblable à l'OTAN.

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Monday, August 14, 2006

أحمدي نجاد يدون

مرحبا بالرئيس الايراني في عالم التدوين
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Please join me in welcoming the President of Iran to the blogosphere!

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Sunday, August 13, 2006

50 ans d'égalité

Bonne fête à toutes les femmes de Tunisie. Elles font la fierté de ce pays, n'en déplaise aux jaloux, aux ignorants, aux frustrés, aux obscurantistes et aux donneurs de leçons. Elle ont eu leur droit au vote bien avant les suissesses et leur droit à l'avortement bien avant les françaises. N'oublions jamais l'histoire s'il vous plait.

Alors..

A mon avis la tunisienne n'a plus besoin d'un ministère spécial pour l'encadrer. En effet, notre pays dispose désormais d'une tradition bien établie en matière d'égalité des sexes, et la femme ne peut plus être considérée comme une catégorie sociale à besoins spécifiques, ni comme le conjoint "plus" en charge de l'éducation des enfants ou de la cohésion de la famille que l'homme. La femme doit jouir des mêmes droits et partager les mêmes devoirs en tant que chef de famille et citoyenne; l'égalité n'est pas négociable. Dans ce domaine, un pays tel que la Suède constitue un excellent modèle à suivre. Peut-être l'Espagne également...il faut dire que je suis peu séduit par l'approche espagnole en veux-tu en voilà. Pour moi c'est du marketing plus qu'autre chose.

Je pense que la meilleure consécration de l'égalité des genres en Tunisie serait un mécanisme de veille qui toucherait à tous les secteurs d'activité. Mettre en place, par exemple, une cellule de suivi dans chaque ministère et administration publique; réprimander fermement la violence conjugale et la discrimination à l'emploi par des lois aussi strictes que celles portant sur le traffic de drogue (il existe encore dans ce pays de petites filles qui font le ménage, elles devraient être à l'école et leurs employeurs en prison). Et surtout, viser une représentation parlementaire et diplomatique féminine de 50%.

Vive la femme tunisienne et vive le Code du Statut Personnel! :)

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Friday, August 11, 2006

I'm Back

The college is empty, the weather mild and the city very quiet. Is there a better setting to sit down and get some work done?

I love England in general and Oxford in particular, I believe it's the only place to be, second to Tunisia! :)

I've had a wonderful time back home... I think Tunisia is the best country in the world . I think the Tunisian culture, food, humour, language and music are the best in the world :) I think Carthage is the best site in the world :) and I think my brother's wedding was the best event in the world ;)

Goodness me I can't believe the break is off! No more sunbathing in Soussa, no more spicy tastiras in LaGoulette, no more mint tea in Hammamet, no more smells of shisha and jasmin, no more gossip, no more rumours..I'm homesick!

I found the Tunisian society exceptionally intriguing this time..more on this in forthcoming posts ;)

Alright, the holiday mood is seriously off now, back to hard work! The academic year ahead of me is going to be tough; my first viva voce is due in a few months time. It's probably going to be the most decisive examination in my life. I'm going to do my best ou rabbi yostor :)

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Friday, August 04, 2006

Petite Pensée..

Je voudrais faire une petite trève pour dire que mon séjour en Tunisie m'a permis de réaliser que notre pays dispose d'un potentiel de développement énorme. Nous jouissons d'une position géographique et d'un capital humain sans égal dans la région (y compris les pays du sud de l'Europe, je peux vous l'assurer). Il nous manque dans l'immédiat trois choses essentielles et intimement liées:

- Faire en sorte que l'anglais devienne une langue banale, plutôt que la langue du showoff. J'ai raconté en rigolant à ma nièce de 5 ans l'histoire d'une petite fille qui a grandi plus vite que les autres parce qu'elle savait compter en anglais :)) Cinq minutes plus tard elle récitait les nombres dans un anglais parfait. C'est fou ce que les enfants apprennent vite; il faut miser sur cette génération.

- Revoir la fiscalité locale et le code de l'investissement. Il est clair que l'impôt est l'un des plus grands freins à l'investissement et que les pays les plus riches et les plus dynamiques au monde sont ceux où l'impôt est minimum. Si nous voulons un TGV Tunis-Alger ou des autoroutes à quatre et cinq voies ce n'est pas par le péage autoroutier et la lutte contre l'évasion fiscale qu'elles verront le jour, mais via les grands investisseurs privés. Ceux-ci se trouvent dans les pays anglosaxons et asiatiques, ainsi que dans le golfe arabe.

- Transformer notre économie en une économie des services. Il faut, entre autres choses, libéraliser le secteur financier. J'ai très envie d'entendre le son du clocher annonçant l'ouverture de la séance d'une énorme plateforme boursière tunisoise. J'ai également très envie d'entendre des touristes papoter en chinois mandarin, en anglais et en arabe car ce sont ces gens-là qui dépensent le plus. Un ami australien m'a raconté qu'il s'est rendu plusieurs fois à Malte et jamais en Tunisie. Malte, je le rappelle, est un archipel plus petit que Kerkna.

Donc, si nous voulons vraiment nous développer, et vite, il nous suffit de rester fidèle à notre tradition d'échange commecial libre vieille de plusieurs millénaire!

Sur ce je reviens à mes vacances.. :)

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