Un Maghreb Uni: Oui mais
J'aime beaucoup nos voisins maghrébins et je pense qu’on peut faire bien des choses ensemble si chacun y met du sien. Cela dit il se trouve que l’Union du Maghreb, vaste entité multiethnique que l’on s’acharne depuis 18 ans à qualifier d’«arabe», demeure encore un rêve lointain pour nos pays. Vous savez pourquoi?Parce que l’idée de nous unir a été justement fondée sur une sorte de fédéralisme politique qui trouve ses origines dans le nationalisme arabe nassérien. Tant que cette idéologie fantaisiste alimente les projets d’unification on n’avancera jamais dans notre région. Ce que les dirigeants ne comprennent pas c’est que nous ne vivons plus à l’époque du Calife. L’idée d’une seule nation appelée “Arabie” ou “Maghreb” est non seulement ridicule mais surtout dangereuse; vous imaginez une seconde vous retrouver à la merci des directives d’un super-Etat qui renégocierait notre politique sociale, agricole, et tant qu’a faire notre code du statut personnel afin d’harmoniser les législations? J’exagère mais rien que de penser a une quelconque réforme des lois tunisiennes qui soit inspirée du livre vert j’ai froid dans le dos.
D’autre part, l’histoire est là pour nous enseigner que les unions politiques coûtent cher, rapportent peu et renforcent le repli identitaire. Oublions l’URSS. L’UE est souvent citée aujourd’hui en exemple d’une union qui marche n'est-ce pas? Mais regardez comme ça piétine désormais a cause de la multiplicité des problèmes a gérer avec des pays qui avancent a deux vitesses. Rappelez vous également, gens de ma génération, de la proximité des pays européens du Sud dans les années 80. Même ceux qui ne voyageaient pas correspondaient avec des amis dans la région et regardaient RaiUno et Antenne 2. Tout cela est fini maintenant. L’idée de l'européanité inculquée aux nouvelles générations à coups d'hymnes à la joie, d’euro-préfixes et de visas biométriques a fini par creuser un énorme fossé entre nous et les peuples du sud. Alors si on en faisait de même sur l’autre rive bonjour le communautarisme et les conflits de civilisations.
D’autre part, l’histoire est là pour nous enseigner que les unions politiques coûtent cher, rapportent peu et renforcent le repli identitaire. Oublions l’URSS. L’UE est souvent citée aujourd’hui en exemple d’une union qui marche n'est-ce pas? Mais regardez comme ça piétine désormais a cause de la multiplicité des problèmes a gérer avec des pays qui avancent a deux vitesses. Rappelez vous également, gens de ma génération, de la proximité des pays européens du Sud dans les années 80. Même ceux qui ne voyageaient pas correspondaient avec des amis dans la région et regardaient RaiUno et Antenne 2. Tout cela est fini maintenant. L’idée de l'européanité inculquée aux nouvelles générations à coups d'hymnes à la joie, d’euro-préfixes et de visas biométriques a fini par creuser un énorme fossé entre nous et les peuples du sud. Alors si on en faisait de même sur l’autre rive bonjour le communautarisme et les conflits de civilisations.
De toutes façons, lorsqu’on commence un projet unioniste on le commence par le début et non par la fin, par le bas et non par le haut. Le début c’est la démocratie dans la région, le respect des libertés individuelles, des échanges d'étudiants, des compagnies aériennes low-cost, des autoroutes, un TGV, et la cession des entreprises publiques. La fin c'est un marché commun avec libre circulation des biens et des personnes, et en l'occurrence une monnaie unique une fois que l'espace aura été assez consolidé. Plus que ça, NIET. La souveraineté nationale doit être préservée afin que les spécificités culturelles de chaque pays soient reconnues et respectées et que nous ne passions pas notre temps à nous donner des leçons les uns aux autres comme c'est le cas actuellement dans ce grand cirque appelé la ligue arabe.
Il nous la faut absolument cette nouvelle formule pour le Maghreb. On ne peut plus continuer comme ça.
Il nous la faut absolument cette nouvelle formule pour le Maghreb. On ne peut plus continuer comme ça.












